La victoire ne se joue plus seulement sur le terrain. Depuis quelques années, les jeunes athlètes l’ont compris : travailler son mental, c’est aussi important que bosser son cardio. Entre gestion du stress, préparation psychologique et accompagnement sur mesure, on te montre pourquoi ceux qui négligent leur santé mentale finissent souvent par le payer… et comment toi aussi, tu peux en faire ta force.
La victoire ne dépend plus seulement des entraînements ou des matchs. Une autre dimension est devenue essentielle dans la performance des jeunes sportifs : la santé mentale. Oui, tu as bien lu. Travailler son mental compte autant que bosser son cardio ou sa technique. Ceux qui l’ont compris tôt ont souvent une longueur d’avance.
Mais concrètement, c’est quoi la santé mentale ? C’est ta capacité à gérer tes émotions, ton stress, ta confiance en toi. Savoir rebondir après un échec, rester concentré sous pression, et ne pas te laisser envahir par les doutes ou l’anxiété. Dans le sport de haut niveau, où chaque détail compte, ton mental peut faire la différence entre une performance et un énorme flop.
« J’ai lutté avec ma santé mentale tout au long de ma vie. J’ai souffert de dépression très jeune, vers 13 ans. Je n’avais personne avec qui parler. »
Lewis Hamilton
Et si tu doutes encore, regarde les interviews des frères Lebrun ou de Léon Marchand. Ces jeunes champions français ne cachent pas qu’ils travaillent leur mental depuis tout petits, et pour eux, c’est devenu une arme aussi puissante que leur talent. Félix Lebrun l’a dit clairement : « Le mental, c’est ce qui te permet de tenir quand tout le monde craque. » Léon Marchand, lui, a explosé aux JO de Paris en 2024 grâce à un accompagnement psychologique solide, qui l’a aidé à gérer la pression devant des millions de Français. Résultat ? Quatre médailles d’or et une sérénité impressionnante.
Lien vidéo « Comment Léon Marchand a travaillé son Mental » : https://www.youtube.com/watch?v=dh3CJZxUBBE
Pourquoi la santé mentale change tout
Travailler son mental, ce n’est pas juste « penser positif ». C’est apprendre à gérer la pression, à ne pas laisser un mauvais match te miner pendant des semaines, à rester focus même quand tout va de travers. Un athlète qui bosse son mental est souvent plus régulier dans ses performances, plus résistant face aux coups durs, et surtout, il dure plus longtemps dans sa carrière. Le mental fatigué, c’est comme une blessure : si tu l’ignores, ça peut t’écarter du jeu pour de bon.
Mais ça ne s’arrête pas au sport. Travailler son mental, ça aide aussi dans la vie de tous les jours : mieux communiquer avec les autres, gérer ses émotions dans les moments difficiles, et construire une confiance en soi qui dépasse le terrain.
"J'ai réalisé que je ne pouvais pas continuer à jouer sans prendre soin de ma santé mentale."
Naomi Osaka
En France, Renaud Lavillenie, champion olympique de saut à la perche, a aussi raconté ses difficultés après sa médaille d’argent aux JO de Rio en 2016. Il a fallu qu’il se fasse accompagner pour sortir de cette phase. Aujourd’hui, il insiste : « Si j’avais bossé mon mental plus jeune, j’aurais peut-être évité certaines galères. »
Ce qui existe pour travailler son mental
Alors concrètement, comment on fait ? Aujourd’hui, de plus en plus de structures proposent un accompagnement psychologique dès les catégories jeunes. Dans les pôles espoirs, à l’INSEP, ou dans certains clubs pros, tu peux avoir accès à des psychologues du sport, des préparateurs mentaux, des sophrologues. Leur rôle : t’aider à gérer le stress, visualiser tes objectifs, relativiser les échecs et construire une solidité mentale qui te portera sur le long terme.
Il existe aussi des outils simples à pratiquer soi-même : méditation, respiration contrôlée, visualisation (s’imaginer réussir son geste technique encore et encore), ou tenir un journal pour poser ses pensées. Ça paraît simple, mais répété régulièrement, ça change tout.
Le piège de l’ignorer
À l’inverse, ceux qui négligent leur santé mentale finissent souvent par le payer cher : burn-out, blessures à répétition, perte de motivation, voire dépression. Certains craquent avant même 20 ans, submergés par la pression et l’isolement du sport de haut niveau.
Longtemps, parler de santé mentale dans le sport était perçu comme une faiblesse. Heureusement, ça change. De plus en plus de sportifs osent en parler, et ça libère la parole pour toute une génération. Prendre soin de son mental, ce n’est pas être faible. C’est être intelligent.


